Les "Petrocasas", maisons en PVC données par le gouvernement vénézuélien à Cuba suite aux ouragans de l'an passé.
Rencontre avec le groupe de syndicalistes (issus de 11 pays d'Amérique latine) en formation à l'école syndicale de La Havane.
Fabrique de blocs de béton à Cienfuegos
Signature du jumelage entre les provinces de Cienfuegos et de Tournai, jeudi 24/09/09.
Samedi matin. Lever de soleil sur La Havane.
De retour dans la capitale après deux jours en province. Mercredi, toujours à La havane, visite de chantiers de la construction (peinture en bâtiment, entretiens d’ascenseurs). Occasion de rencontrer des délégués syndicaux sur le terrain, et d’ « enquêter » sur ce fameux système de paiement à la productivité. Les conditions salariales se sont révélées très différentes entre les deux chantiers visités, et ce en défaveur des ouvriers présents sur le building le plus haut – et donc le plus dangereux. A ce constat, les inspecteurs sociaux et les représentants du syndicat ont décidé de faire en sorte que ce point soit traité au sein de l’administration de l’entreprise. Rencontre avec l’ambassadeur de Belgique ensuite, « pour la forme ». Le soir, nous avions rendez-vous avec le groupe de syndicalistes latino-américains rencontrés l’avant-veille lors de la visite de l’école syndicale. Soirée riche en échanges sur les combats syndicaux menés dans les pays latinos, discussion sur les pistes d’action en commun qu’il serait possible de mettre en place pour unir nos combats, témoignages interpellants… Jeudi, départ pour Cienfuegos où nous avons rencontré la section Construction de Cienfuegos, avec laquelle la Régionale de Tournai s’est jumelée, dans le but d’une plus concrète collaboration et d’une meilleure communication entre les travailleurs des deux syndicats au niveau provincial (Liège est déjà jumelée avec Santiago, et Limbourg avec La Havane). La découverte du jour fut le lotissement des petrocasas, 106 maisons fabriquées en grande partie en PVC (renforcé par des structures métalliques et du ciment), et livrées « clé sur porte » par le gouvernement vénézuélien – dans le cadre de la collaboration pétrole contre médecins entre les deux pays- à la suite des ouragans qui ont frappé l’île l’an passé. Y sont relogés à la fois des victimes des cyclones, mais également des « échantillons » de personnes de toutes les professions, et de toutes les conditions. On y trouve ainsi tant des médecins, des ingénieurs, des professeurs, des membres du gouvernement, comme des gens en situation sociale et/ou familiale difficile (handicapés, personnes âgées, personnes nécessitant des soins médicaux constants, etc.). (voir photos).
Projet intéressant, géographiquement entouré de pancartes vantant les bienfaits de l’union des deux révolutions – cubaine et vénézuélienne. Deux bémols cependant : le gouvernement cubain a décidé de se lancer dans un chantier de construction de ces maisons (l’objectif à terme étant d’atteindre 10 000 nouvelles maisons par an), a récupéré la structure d’une entreprise à cette fin, mais il n’existe apparemment pas d’évaluation du budget planifiant les dépenses nécessaires à la mise en place de ce chantier, à l’achat des machines et des matières premières. Second bémol : ces maisons vont-elles résister aux prochains ouragans ?
A suivre, donc…
Visite aussi d'une fabrique de blocs de béton, conditions de travail rudimentaires (voir photo) sous une chaleur de tous les diables, ils travaillent à 4 autour d'une bétonnière : deux pour remplir le bac de ciment frais à placer dans la machine, un qui fait couler le ciment dans les moules pour les blocs, et un autre qui amène les blocs au soleil pour les faire sècher. Ils travaillent par tournantes de demi-heure, avec une pause entre chaque tournante, de 8h à 16h. Comme au reste des travailleurs dans leur majorité à Cuba, un dîner leur est apporté à la mi-journée. Salaire moyen : 400-500 pesos (16-20 dollars US).
Ce matin, nous allons rencontrer les « grand chefs » de la CTC Construction. Ce sera notre dernière matinée de travail, clôturant une semaine très riche en échanges et découvertes autour de la réalité des travailleurs de la construction cubains.
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