dimanche 20 septembre 2009

Le projet

C’est en 2005 qu’a débuté ce projet de coopération syndicale entre la CTC Construcción de Cuba et la Centrale générale de la FGTB. Créée en 1939, la CTC est le seul syndicat cubain, et sa branche « construction » compte à l’heure actuelle un peu plus de 205 000 affiliés.
L’objectif du projet : permettre aux ouvriers de la construction faisant partie des micro-brigades sociales de se doter des moyens d’assurer leur sécurité sur leur lieu de travail. Ces micro-brigades sont des coopératives dont la mission consiste à construire des habitations, dans le but de favoriser l’accès au logement à tout un chacun. L’ouvrier qui s’y investit participe de cette façon à la construction des logements de ses camarades ainsi que du sien et ce, dans le cadre d’un même projet.
La mise en œuvre de ce projet passe tout d’abord par a formation des délégués syndicaux, d’une part, à l’acquisition des connaissances nécessaires à l’application des différentes normes à respecter en termes de santé et sécurité au travail, et d’autre part, à la législation existante en termes de normes salariales. Ces délégués transmettent ensuite leurs acquis aux ouvriers sur le terrain, le but étant également de conscientiser l’ensemble des travailleurs sur la nécessité d’observer les règles de sécurité et d’hygiène de base sur les chantiers et dans les locaux communs aux travailleurs, et de vérifier que ces normes sont effectivement mises en œuvre et respectées.

Les formations se donnent plusieurs fois par an, à la fois à La Havane et dans les provinces de Cuba.

Outre cet aspect didactique, qui constitue le socle du projet, le financement apporté par la Centrale générale permet également l’acquisition, dans les différents centres de formations, du matériel nécessaire au bon déroulement de ces dernières (matériel pédagogique, ordinateurs, imprimantes, tables, bancs, tableaux, etc.).

La mission de la délégation ici présente consistera à rencontrer les formateurs et délégués formés des brigades sociales, visiter l’école syndicale de La Havane, ainsi que les représentants pour les formations de Santiago et Cienfuegos, et de prendre le pouls, à mi-parcours, des avancées qui ont pu être effectuées, des obstacles éventuellement rencontrés. Enfin, last but certainly not least, cette mission permettra de s’imprégner d’une réalité qui diffère de la nôtre, d’un monde du travail en rien comparable avec celui qui nous est familier, de conceptions du syndicalisme différentes de celles qui nous habitent. Il est en effet indispensable de garder en permanence à l’esprit ce b.a.b.a. culturel, sociologique et anthropologique fondamental, si l’on veut éviter des comparaisons, assimilations ou parallèles trop hâtifs qui n’auraient pour résultat que de mener à une européocentriste incompréhension.

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